Étude : quelles tendances pour les développeurs en 2026 ?
Comme chaque année, JetBrains a dernièrement livré les conclusions de son enquête annuelle de l’état de l’écosystème des développeurs, menée auprès de plus de 24 500 développeurs dans le monde.
Alors que l’adoption massive de l’intelligence artificielle par les développeurs ne fait plus aucun doute, on constate une réelle montée en puissance de certains langages comme TypeScript, Rust, et Go.
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L’IA n’est plus une option.

L’intelligence artificielle a depuis longtemps passé le stade de la techno intrigante qu’on observe de loin, et a maintenant pris toute sa place dans les sessions de programmation, de debug, et les workflows des développeurs.
85% des développeurs utilisent désormais régulièrement des outils IA pour coder, et 62% d’entre eux s'appuient sur au moins un assistant de code spécialisé ou un IDE augmenté.
Ceux qui n’ont à ce jour pas encore mis le pied à l’étrier de l’IA évoquent principalement des préoccupations liées à la sécurité ainsi qu’à la qualité du code généré par ces solutions.
Mais cette minorité tend à se réduire : 68% des développeurs estiment en effet que la maîtrise de l’IA deviendra très prochainement une exigence professionnelle généralisée.
Malgré l'enthousiasme évident, les développeurs gardent la tête froide. La qualité variable du code généré reste leur préoccupation principale, suivie des difficultés constatées chez ces outils pour appréhender et maintenir du code complexe.
Les questions de confidentialité et l'impact potentiel sur leurs propres compétences figurent également parmi les craintes exprimées.

Le consensus est clair : l'IA, oui, mais certainement pas pour tout.
Alors qu’on lui confie volontiers les tâches répétitives et chronophages (la doc, toi-même tu sais), le debugging fin, la logique métier et les décisions d’architecture restent des domaines où les devs tiennent à garder la main.
Près de 9 sur 10 utilisateurs d’IA ayant répondu à l’enquête de JetBrains estiment économiser au moins une heure par semaine, et 20% d’entre eux assurant gagner 8 heures ou plus, soit l’équivalent d’une journée de travail entière.
Un écosystème d’outils IA en évolution permanente
Sans surprise, ChatGPT reste l'outil le plus cité par les répondants de l’étude (41%), suivi de GitHub Copilot (30%).
Claude d'Anthropic pointe quant à lui à 8%, un chiffre qui a très probablement évolué depuis juin 2025, date à laquelle s’est clôturée l’enquête.
L’IDE Cursor, basé sur l’IA, a de son côté vu son adoption multipliée par 17 en une année selon les données brutes de l'étude. L’agent Junie de JetBrains, désormais intégré nativement dans le chat IA de ses IDE, figure également parmi les solutions utilisées.
Ce qui ressort clairement, c'est la diversification des usages : les développeurs ne se contentent plus d'un seul outil basé sur l’intelligence artificielle. Ils jonglent entre assistants généralistes, solutions spécialisées et fonctionnalités IA intégrées à leurs environnements de développement.
Découvrir comment JetBrains intègre l'IA dans le quotidien des développeurs
Classement des langages : TypeScript vise le sommet

Comme à son habitude, JetBrains partage dans son étude son classement des langages de programmation.
Depuis l’année dernière, ce classement intègre un nouvel indicateur : le Language Promise Index. Celui-ci met en avant les langages les plus prometteurs en fonction de leur croissance sur les cinq dernières années, mais aussi de l’intérêt que leur portent les développeurs pour le futur.
Pour 2026, JetBrains place TypeScript en tête de cet index, son adoption ayant littéralement explosé depuis 2021.
Rust et Python complètent le podium, suivis de Go, qui se démarque également par une croissance tranquille mais solide.
À l’inverse, les langages PHP et JavaScript figurent quant à eux en bas du classement.
Cela ne veut pas dire qu’ils sont morts (calmez-vous), ils s’inscrivent d’ailleurs parmi les langages les plus utilisés, mais plutôt qu’ils ont atteint un “plateau de maturité” : une base d'utilisateurs stable, mais peu de nouveaux entrants.

Petit détail pour les mercenaires avisés : Scala se hisse en tête des langages les mieux rémunérés (38% de ses utilisateurs figurent parmi les mieux payés), alors qu'il n’est utilisé que par 2% des développeurs sondés.
Les développeurs et leur productivité
Dans sa dernière étude, JetBrains met en avant le décalage criant entre la manière dont les entreprises cherchent à mesurer la productivité de leurs équipes et ce que les développeurs vivent au quotidien.
66% des développeurs estiment en effet que les indicateurs en place dans leurs organisations ne reflètent pas leur contribution réelle.
Et pour cause : dans la majorité des entreprises, personne n’est vraiment dédié à ce sujet. La responsabilité de ces indicateurs repose donc sur des responsables d’équipes, voire sur les développeurs eux-mêmes, bien souvent sans ressources ni formation adaptées.
Les équipes tech réclament une approche plus équilibrée pour ces métriques.
89% des développeurs estiment que des facteurs non-techniques, comme la communication, le feedback et le soutien entre pairs, influencent directement leur productivité.
Des éléments techniques comme les performances et la fiabilité de leurs outils de développement jouent également un rôle majeur pour 84% d’entre eux.
Un marché de l'emploi à plusieurs vitesses
À l’échelle mondiale, la perception du marché de l’emploi varie énormément d’une région à l’autre.
Alors qu’au Japon et en Espagne les développeurs se montrent par exemple plutôt optimistes sur leur métier, ceux du Canada et de la Corée du Sud décrivent un marché plutôt difficile. De leur côté, les développeurs français restent partagés.
L'expérience joue aussi dans cette perception : plus de la moitié des devs juniors trouvent le marché compliqué, contre 34% chez les seniors. De toute évidence, entrer dans le métier demande désormais plus d’efforts qu’il y a encore quelques années.
Les premières années semblent d’ailleurs être les plus éprouvantes : 61% des développeurs avec 1 à 2 ans d'expérience affirment ressentir des symptômes de burnout, contre 38% chez ceux qui cumulent 16 ans de métier ou plus — ce qui reste loin d’être négligeable.
Pour ce qui est du télétravail, l’étude confirme une répartition assez équilibrée : 44% des développeurs travaillent en full remote ou majoritairement à distance, 38% sont principalement (ou exclusivement) au bureau, et 17% fonctionnent en mode hybride.

Reste alors 1% des développeurs qui travaillent… “ailleurs”.
Coffee shop, van aménagé, hamac en Thaïlande ? L’étude ne le précise pas.
But why?

Pour finir, l’étude révèle que 52% des développeurs continuent de pratiquer la programmation en dehors du boulot pour le plaisir et comme hobby principal, et que 3 développeurs sur 4 écoutent de la musique en travaillant !
👉 Pour aller plus loin, retrouvez l’intégralité du rapport sur l’état de l’écosystème des développeurs 2025 sur le site de JetBrains.
À propos de l'auteur
Nicolas Lecointre
Chief Happiness Officer des développeurs, ceinture noire de sudo. Pour rire, j'ai créé Les Joies du Code. J'utilise Vim depuis 10 ans parce que je sais pas comment le quitter.
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