Le saviez-vous ? La Corée du Nord a disparu d’Internet au moins deux fois le mois dernier ! La raison ? Un hacker quelque peu revanchard à l’égard du régime totalitaire de Kim Jong-un.
À plusieurs reprises en janvier, la majeure partie de l’Internet nord-coréen s’est trouvé complètement volatilisé pendant de longues périodes par ce qui semblait être des attaques par déni de service sur les serveurs du pays.
Alors que la dictature se prête à de nombreux essais de missiles depuis le début d’année, une telle opération aurait pu laisser croire qu’un gouvernement était derrière ces attaques, en répression aux agissements de la Corée du Nord : il n’en est rien.
Dans une interview parue en début de mois sur le site Wired, un hacker solitaire américain affirme être l’unique personne derrière ces attaques, dans le cadre d’une revanche personnelle à l’encontre du pays.
Bien que l’action en elle-même relève d’un exploit notable, il est néanmoins à noter que le pays isolé et enfermé dans son propre Internet ne dispose que de quelques dizaines de sites web, contrôlés par le gouvernement, ça va de soi.
De même, Internet n’est utilisé que par une infime portion de la population nord-coréenne (une grande partie des ses utilisateurs étant justement liés au gouvernement).
Le hacker, qui se cache derrière le pseudonyme de P4x, explique avoir été l’une des cibles d’une cyberattaque menée contre des chercheurs américains en sécurité l’année dernière par des espions nord-coréens.
Sans donner plus de détail sur le contexte autour de cette attaque, il explique ne pas avoir apprécié être ciblé de la sorte et être frustré par l’absence de réponse de la part de son propre gouvernement.
De leur côté, les hackers nord-coréens avait semble-t-il tenté de subtiliser certains de ses outils de hacking et d’éventuelles informations sur des failles logicielles dont il a connaissance, ce qu’il parvint à stopper avant que ceux-ci ne puisse disposer d’éléments sensibles.
P4x ajoute dans le cadre de son interview : "je veux qu’ils comprennent que s’ils osent venir à nous, cela signifie qu’une bonne partie de leur infrastructure sera down pour un bon bout de temps".
Alors que le hacker revendique ses actions à l’encontre du régime nord-coréen, il n’a néanmoins pas souhaité partager les failles du régime qu’il exploite dans le cadre de ses attaques afin de faire tomber Internet dans le pays. Il précise par ailleurs que ses attaques ont en grande partie été automatisées par ses soins.
Sous le feu des projecteurs, P4x en a profité pour faire la promotion de son projet FUNK (comprenez FU — fuck you — North Korea) pour lequel il recrute actuellement d’autres "hacktivistes" afin de mener des opérations de plus grande envergure à l’encontre du pays. Pas la peine de chercher à "googler" le projet : tout ça se passe sur le dark web, évidemment.
À propos de l'auteur
Nicolas Lecointre
Fondateur des Joies du Code, je suis l'actualité et la culture des développeurs depuis 2012. Ancien développeur, je me consacre aujourd'hui entièrement au média.
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