Pour griller les mythos, un recruteur invente un langage de programmation bidon

Dans la vie, il n’y a pas que des recruteurs qui vendent des missions éclatées et hors de la réalité : on peut parfois tomber sur des candidats qui bullshitent sévèrement leur CV.

Un ancien développeur prenant part aux process de recrutement de sa boîte a confié que lui et ses collègues avaient eu l’idée de créer un faux langage de programmation pour déceler plus facilement les imposteurs.

Alan Holden (c’est son nom) a partagé son anecdote sur un groupe Facebook de développeurs ColdFusion – une plateforme de développement rapide d’applications commercialisée par Adobe.

Le développeur californien précise avant tout que cette histoire prend lieu à une époque où le boom d’Internet n’en est qu’à ses débuts, et où « les geeks » commençaient seulement à monter en puissance et (enfin) être vraiment pris au sérieux depuis leur Silicon Valley, attirant par la même occasion l’attention de nombreux aspirants développeurs se rêvant une vie de successful businessmen.

Alan ajoute qu’à cette période sa boîte croulait littéralement sous des centaines de CV et d’appels de chasseurs de têtes, et il se rend vite compte que pas mal de profils proposés sonnent faux. À cette époque (après tout, c’est encore un peu le cas encore aujourd’hui), certains devs et commerciaux se disent que la priorité, c’est de signer la mission : pour les technos, on avisera après (bisou les ESN 😘).

L’astuce d’Alan et son équipe : inventer le nom d’un langage de programmation inexistant et le mentionner à ces fameux chasseurs de têtes : le MOVA. Avouez qu’on y croirait presque. 😉

Par la suite, quand les CV retournés étaient « pitchés » par les chasseurs de têtes comme disposant de X années d’expérience en MOVA (trop fort les gars), les devs savaient tout de suite qu’ils avaient à faire à un bon gros mytho (bon, il est vrai que du coup on sait pas dire s’il s’agit du commercial qui s’amuse à blinder le CV ou du candidat lui-même).

Et pour pousser la blague jusqu’au bout, Alan partage la couverture fictive d’un livre de la maison d’édition O’Reilly (spécialisée dans la publication de livres sur l’informatique), basé sur son langage imaginaire :

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